L'expo

  du 18 au 20 octobre 2007
la Galerie, scène nationale "Le Moulin du roc"
     
Claire béguier    

Claire Béguier est née en 1980, elle vit et travaille à Marseille.

"J’ai photographié et mis en scène des hommes  réalisant des actions habituellement associées au corps féminin. Si ces situations peuvent faire rire ou sourire, elles posent aussi pour moi cette question : pourquoi ce qui semble ridicule avec des hommes ne le serait-il pas avec des femmes ?

Pour moi, que nous soyons homme ou femme, aujourd’hui notre société nous impose de plus en plus une apparence standardisée. J’ai également choisi de travailler sur le thème de la nature morte avec cette idée : ce qui est répugnant peut être à la fois séduisant par la couleur et la composition. Ce travail s’inscrit dans la continuité de la tradition picturale des vanités.

Philip Blenkinsop m'a ensuite proposé de combiner ces deux travaux sous forme de diptyques. Ces associations d’images renforcent, selon moi, mon propos.  Je tiens à remercier Philip pour ses conseils et sa disponibilité, ainsi que toutes les personnes de l’association « Pour l’Instant » pour leur soutien durant toute la résidence."

Laure Bertin    
 
Vanessa Chambard    

Vanessa Chambard, 23 ans, vit et travaille à Paris. Diplômée de l’école des Gobelins, Paris

"Je suis arrivée à Niort avec l’idée de poursuivre un travail déjà entamé depuis 2006, travail en couleur sur les paysages semi ruraux en péripherie des villes. Et puis, les rencontres, la découverte des lieux m’ont amenée à changer mes projets, à explorer d’autres voies, plus proches du documentaire.
C’est ainsi qu’est né ce premier travail noir et blanc sur le chantier Duguesclin, une ancienne caserne militaire destinée à la cavalerie actuellement en déconstruction/reconstruction.
J’ai été fascinée par la forme actuelle de ce lieu, en transit entre passé et présent, c’est pourquoi j’ai eu envie de le fixer avant que sa rénovation ne lui fasse perdre sa force, ne le rende « lisse ». Les pierres, une fois nettoyées, polies, sont comme nettoyées de leur histoire, des marques du temps. J’ai eu envie de montrer ces pierres brutes, de restituer la massivitée, la monumentalité du lieu.
Mais aussi de lier ce lieu avec les hommes qui y travaillent. Leurs visages, marqués par la dureté de la tâche, recellent la même force brute que les pierres de la caserne. J’ai essayé de traiter et présenter ces visages de la même façon que je l’ai fait pour l’architecture. Montrer de la même façon les traces de la vie, du temps, du travail sur les visages que sur les murs du lieu."

Clémence de Limburg

 

 

Clémence de Limburg est née en 1980 à Bruxelles. Elle a fait des études de Sociologie (FUSL, Bruxelles) et d'Illustration (Kingston University, Londres). Elle est diplômée de l'ICP à New York en Photojournalisme et Photographie Documentaire.

Pour cette résidence niortaise, elle choisie de se plonger dans le monde des mutuelles d'assurances. Niort s'affirme en effet comme la capitale des mutuelles d'assurances et de la gestion des risques, avec la MAIF, la MAAF, la MACIF, la SMACL, IMA, la SMIP, la SOCRAM. Pendant deux jours elle photographie l'une d'elle en s'aventurant dans ses bureaux qui accueillent chaque jour plus de deux mille employés.

Jukka Onnela    
 
Tuomo Rainio    

"Ce n'est pas mon choix. C'est sur la vie et pourtant sur la mort. Parmi les questions du médium photographique, la mort est toujours présente mais cachée sous la surface des significations. Au lieu de significations, souvent plutôt ambivalentes dans leur nature, je m'intéresse à la logique derrière les images. De mon point de vue, une certaine logique de la photographie peut être rendue visible. De cette façon il devient ensuite possible de voir non seulement la photographie en soi, mais également ce qui se trouve sous la surface, au-delà de l'apparence, pour voir la mort d'un moment.

Ce n'est pas mon choix, mais mon expérience, à laquelle je ne peux pas échapper. J'essaie de rester ouvert et de percevoir l'évanescence de la vie à chaque instant qui passe. Cette évanescence est aussi inévitable dans les instants de la photographie, même si cela est censé capturer l'instant. Pourtant, l'instant ne peut être capturé dans l'image. Il n'est que réel en l'expérience de la présence devant l'image.

L’œuvre que j'ai crée pendant la résidence à Niort est une tentative de capturer un visage humain dans l'image. Mon but était de créer un portrait qui n'est pas une représentation du modèle mais plutôt un objet qui a sa propre présence. En combinant vingt images, tirées sur couches transparentes, chacune avec une expression différente du visage, et les éclairant ensuite individuellement l'une après l'autre, j'ai essayé de rendre l'image vivante. L’œuvre est une expérience sur l'entre-deux de l'image fixe et l'image animée, l'entre-deux du réel et virtuel. L'image est fixe, mais en même temps en état de changement continuel, variée par l'éclairage, différente à chaque instant.".

Julie Victoria Tengesdal    
 
     
     
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