Marie Snauwaert

Photographe belge, vit et travaille à Rotterdam. Elle a effectué ses études à l'Académie Royale des Beaux-Arts de Ghent, à l'école d'art de Bournemouth en Angleterre et à la FAMU de Prague.


"Nous vivons dans une société où la culture de l'image est omniprésente et dans laquelle les mots clés sont : plus - mieux - et plus vite-.
La photographie nous donne la possibilité de créer des instants de pause visuelle. Un simple regard peut devenir une image fixe. Le pouvoir de l'appareil photo engendre une confrontation obligatoire avec la réalité. Cela me permet de donner mon point de vue sur le monde qui m'entoure, de montrer une autre facette de la réalité. Mes images oscillent entre réalité, imaginaire, fascination et agacements."

Liza Nguyen

Liza Nguyen est photographe et plasticienne. Elle est née en France et vit à Paris et Düsseldorf où elle suit l'atelier de Thomas Ruff.

Son travail explore les questions de la représentation, de la mémoire et de l'esthétique : comment rendre compte du passé, comment se construit la mémoire dans le présent et quel lien développer entre l'esthétique et l'éthique. Le livre "mon père" a été remarqué dernièrement par la fondation CCF pour la photographie et a obtenu des prix comme la Bourse du Talent.

Karine Portal

Vit et travaille à Paris. Elle est diplômée de l'Ecole Nationale Supérieur des Beaux-Arts de Paris. Elle a suivie auparavant des études d'arts appliqués et de communication visuelle. A propos de son exposition "Les corps impossibles" elle écrit :

"Ces images dépouillées et silencieuses, parlent de territoire d'érrance et de déshérence. Se mêlent présences humaines, corps fragiles, ayant à dessein de prendre le monde, la nature à bras le corps, et paysages, comme échos, résonnances. De ce va et vient entre place de soi et place du monde, il s'agit de mesurer la finitude, la conscience du corps face à une réalité prégnante. L'idée d'épiderme, de ce qui se passe de part et d'autre de la surface, se conjugue avec des paysages condensés, retenus, crépusculaires parfois, semblant hors d'atteinte. Ils ont été choisis pour ce moment particulier qui les rassemble où tout semble s'échapper du regard. Une précarité qui apparaît alors comme un paradoxe de la lucidité : cela pourrait être un paysage comme un corps, comme un absolu, ou comme un rien, un vide. De tout cela, on ignore s'il s'agit de la limite de nos propres yeux ou du paysage lui-même."

Grégory Valton

Depuis qu'il a commencé la photographie à l'âge de 22 ans, Grégory Valton a réalisé de nombreuses expositions (Centre Culturel Français de Belgrade, Pôle Multimedia de Boulogne, Voies Off des Rencontres d'Arles...) ainsi que de nombreuses sélections à des concours (Bourses du Talent, Attention Talent Photo, Prix Saison...). La rencontre avec Klavdij Sluban et de nombreux voyages lui ont permis d'affiner son regard photographique et de concevoir la photographie comme un carnet de voyage sans sujet pré-défini.

Guillermo Mora

"J'utilise la photographie pour mettre en évidence une culture d'apparence qui se manifeste à travers les mensonges, les remises en question d'identité et les mises en scènes.
Ainsi, en utilisant un jouet naïf chargé des idéaux conservateurs des adultes, j'essaie de révéler les comportements ambigüs de l'être humain. Le quotidien devient un champ de bataille. L'absurdité et le mauvais goût en sont l'objet. L'intention est de maintenir le tout sur une corde raide qui prend son origine dans l'innocence, établit le cheminement par le banal et le malfaisant jusqu'à atteindre la perversion."

France Dubois

Née en 72, vit à Paris. Elle pratique la photographie et la vidéo de manière complémentaire. N'ayant pas fréquenté d'école d'art, elle a formé sa démarche autour de rencontres et d'influences successives, de la cinéphilie à l'image contemporaine. Elle est sélectionnée cette année pour la deuxième fois aux Voies Off des Rencontres d'Arles.

Ses travaux photographiques ont également été montrés au cours d'expositions collectives et ses vidéos ont été projetées dans de nombreux festivals en France et à l'étranger.
Son approche, relevant à la fois du documentaire et de l'expérimentation, s'articule autour d'une certaine appréhension des lieux. Elle s'attache au paysage comme aux détails ou aux corps qui le traversent.
Ses images, passant ainsi de l'infiniment grand à l'infiniment petit, sont les éléments d'un puzzle qui présentent entre eux des points de continuité ou de recoupement. Dans un dialogue incessant, ils construisent un ensemble qui se révèle être à la fois une auscultation de la ville et un portrait de la figure humaine dans cet espace.

Sandrine Marc

Sandrine Marc a suivie des études en arts appliqués et arts décoratifs à Paris. Elle a été l'assistante de Patrick Messina en 2004 et travaille dans les domaines de la photographie, du graphisme et du film.

" Depuis plusieurs années, récolter des images photographiques, capturer des fragments d'espaces est pour moi une activité quotidienne. J'enregistre pour mémoriser, découvrir, témoigner, réinterpréter, rêver, échanger, créer un lien social. Il me semble important d'exposer ces images ; les montrer, c'est une autre façon de les rendre à ses propriétaires : c'est à dire à la ville et à ses habitants."

Lucile Nabonnand

Ni école, ni formation particulière, ma relation à la photographie s'est épanouie en associations, cours, stages et rencontres inopinées. Mon univers photographique tourne autour d'une reflexion sur l'identité et le double. Réflexion présente de façon récurrente par la présence de glaces, plus ou moins piquées, de vitres, plus ou moins opaques, et de déformations dans les objets. La photo reste pour moi un jeu dans lequel les rôles et les formes sont en continuelles transformations pour se faire plaisir, pour se faire peur, pour faussement montrer une réalité. La dimension du temps est modifiée par des tâches, des marques, des produits chimiques pour ne laisser que la trace de l'image.

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